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valcogne.com Espace Libre

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Cinéma. Opinions d'un spectateur lambda, totalement subjectives mais sincères.

Publié le par valcogne.over-blog.com
Publié dans : #Sergio Leone, #Westerns Italiens, #Clint Eastwood, #Gian Maria Volonte
Pour une poignée de dollars 'suite'  (For a fistfull of dollars)
Pour une poignée de dollars 'suite'  (For a fistfull of dollars)
Pour une poignée de dollars 'suite'  (For a fistfull of dollars)

"Pour une poignée de dollars" ne peut se réduire à être résumé sous la forme d'une vanne approximative. C'est d'abord un choc. A seize ans, je découvre ce chef d'oeuvre aux "Trois Luxembourg", rue monsieur le Prince. Un des premiers "multiplexes" de trois petites salles munies d'écrans qui auraient aujourd'hui honte devant la taille de certaines de nos télévisions mais qui programmait des films éclectiques avec un goût...retrouvé. A la première vision, je suis si emballé que je retourne le voir le lendemain. Et plusieurs fois encore plus tard dans des cinémas plus vastes. Enfin une histoire, une histoire, une histoire, comme disait Jean Gabin, je crois, à propos de ce que devait être un bon film. Et des acteurs incroyables: Clint Eastwood, Gian Maria Volonte, Mario Brega, et une tripotée de seconds rôles truculents, marquants, crasseux, vulgaires, loin des brushing impeccables, des cow-boys sortant du pressing auxquels on nous avait nourri pendant des années. Une morale douteuse, aussi, non sans glorifier l'individualisme raisonné, la liberté, de penser et de mouvement. Et puis, quand même, et ce n'est pas rien: une musique inspirée, qui fait  date, soutient le discours, magnifie l'action, identifie les personnages, s'écoute agréablement. Un ami d'alors avait pour compagne une Anglaise cultivée, et, dans des discussions passionnées dans les cafés de St Michel, comme j'admirais Clint Eastwood en disant que ce serait un grand acteur, celle-ci me cartonnait en disant qu'il ne valait rien, qu'il était sorti d'une série nulle qui s'appelait "Rawhide", ne ferait rien de plus. Français, loin de l' Amérique ou de l'Angleterre, n'ayant pas accès à cette "Rawhide", ne pouvant en juger je m'engueulais férocement avec cette personne que je n'ai jamais revu alors que, toute ma vie, Clint Eastwood a accompagné et accompagne encore souvent mes meilleurs moments de cinéma. " Pour une poignée de dollars" est ma madeleine de Proust.

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Daniel 08/07/2015 18:10

Tout ça est bien dit...A la décharge de ta copine anglaise peu de gens auraient misés une poignée de cacahuètes sur Eastwood a l époque de ce film y compris ses propres partenaires , sachant aussi que le grand Clint était le dernier choix du non moins grand Leone . Comme quoi...Sinon je suis de ceux qui pensent que le western américain avait déjà pris un virage avant ce film , il suffit de voir " Vera Cruz" ou " Les 7 mercenaires " pour s en convaincre ensuite le western italien avec " Pour une poignée de dollars" a encore accentué le trait pour faire les quelques chefs d œuvre qu on lui connaît et changer radicalement l image du western d antan...Mais ce sujet porte encore a discussions aujourd hui.

valcogne.over-blog.com 08/07/2015 19:51

Je frémis à l'idée qu'au départ le rôle de "l'homme sans nom" était prévu pour Richard Harrison ! La réussite d'une oeuvre tient à une alchimie subtile.

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