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valcogne.com Espace Libre

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Cinéma. Opinions d'un spectateur lambda, totalement subjectives mais sincères.

Publié le par valcogne.over-blog.com
Publié dans : #Westerns Américains, #Tommy Lee Jones, #Hilary Swank, #Miranda Ottto, #John Lithgow, #Meryl Streep
The Homesman

Film de 2014 de Tommy Lee Jones acteur, producteur, réalisateur, Hilary Swank, Miranda Otto, John Lithgow, Grace Gummer, Sonja Richter, Meryl Streep. dans la droite ligne de son surprenant "Trois enterrements" Tommy Lee Jones livre un western lent, pictural, habité par des êtres aussi perdus les uns que les autres; parlant des maris de femmes devenues folles de douleur à celles et ceux qui pensent pouvoir faire quelque chose pour elles, à savoir: les conduire jusqu'à un lieu sûr où on les soignera. La Frontière, c'est bien joli, mais y vivre relève de l'exploit, y être heureux bien difficile. Au creux de ce long voyage quelques coups d'éclat bienvenus rappellent que nous sommes bien dans un western même s'il est moins haletant que d'autres. Le message global est sombre: le Juste est oublié de Dieu au même titre que le mécréant, la nature est souvent plus forte que l'homme, la compassion est un luxe qui ne peut longtemps guider celui qui veut survivre. Drame particulier, bien mené, bien réalisé, bien joué, qui confirme, s'il en était besoin, l'aspect singulier des œuvres de Tommy Lee Jones.

The Homesman
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Evy 11/02/2015 20:36

Salut Valcogne. Chouette chronique, tu me donnes envie de le voir.

valcogne.over-blog.com 20/02/2015 00:14

" Calme, calme! " murmura Fred d'une voix feutrée mais distinctement . " Chino, je suis un de tes plus grands admirateurs. Crois le ou pas mais mes amis et moi avons quelques malfrats aux trousses. Nous avons pris soin d'effacer nos traces mais il vaudrait mieux pouvoir les accueillir ensemble plutôt que séparément. "
" Ouais" dit Chino. Il regardait les chevaux des nouveaux venus d'un œil appréciateur. " Pas mal le coup des herbes attachées aux queues. "
" Une idée à moi !" dit Seb en ricanant.
" Faut bien qu't 'en ait de temps en temps " se marra Val.
" N’empêche que j'attendais personne" insista Chino. " La place ne manque pas, c'est sûr, mais vous apportez plutôt des ennuis que des bouquets de roses, j'sais pas si je vais pas vous demander de continuer votre route."
" On restera juste le temps de reposer les bêtes, faire une sieste, et partager avec toi un Whisky dont tu nous dira des nouvelles, t'aurait bien changé si t'étais pas tenté par une offre pareille! " dit Valcogne.
" J'ai entendu parler de vous. Vous êtes connus pour être rugueux mais francs du collier. Après tout, dormez ici et déguerpissez. Et attention, pas question de faire la causette à mon Indienne, surtout toi, le gars qui fredonne, c'est quoi ton nom déjà ?"
" Lemmy"
" Bon, on fait comme ça et tout se passera bien. Entrez, et dégainez votre alcool à brûler qu'on trinque. Vous comptez aller où demain ? "
" Retrouver Luke chez les Pueblos"
" C'est plus très loin. La dernière fois que je l'ai vu il était raide défoncé au mescal avec un ami à lui, un Tuco je ne sais plus quoi. Ils ont réussis à me faire rire"
"Heu, sans t'offenser, j'ai pas l'impression que ça t'arrive souvent " lança Marc.
" Je relève pas, vous êtes mes invités, ça ira pour aujourd'hui"
" Oui, bon, j'ai une sacrée soif moi " dit Evy pour calmer le jeu.

Evy 19/02/2015 21:54

Valcogne chevauchait en tête. Val et Daniel le suivaient de près. Leurs chevaux épuisés n'arrivaient même plus à relever la tête. Ils avaient galopé sans s'arrêter toute la journée, forçant leurs bêtes sans répit, s'attendant à chaque instant à voir surgir les chasseurs de primes à leurs trousses. Curieusement personne ne s'était montré jusqu'à présent, mais ils gardaient les sens en alerte, aux aguets. Cette attente en vain les épuisait, usant leurs nerfs.
- On y est, les gars, souffla Valcogne. Derrière une colline venait d'apparaître un petit ranch. Une simple maisonnette de bois à laquelle était adossée une grange. Devant, un corral où évoluaient tranquillement trois chevaux que les hommes jaugèrent en connaisseurs. Le cheval de Valcogne hennit et les animaux du corral répondirent aussitôt.
Aussitôt, la porte de la maisonnette s'ouvrit sur un homme, torse nu, armé d'un fusil. Ses bras puissamment musclés luisaient de sueur. Sous son épaisse chevelure noire, ses yeux bridés, comme incrustés dans son visage buriné taillé à la serpe et barré d'une fine moustache, les dévisageait sans crainte.
- Que voulez-vous ? demanda-t-il calmement en épaulant son fusil.
- Salut Chino, lança Valcogne. Pose ton arme donc ! Dit-il en avançant au pas, levant une main apaisante.
"Nous sommes venus t'acheter des chevaux et, pourquoi pas, passer la nuit.
- Personne ne rentre chez moi, répondit Chino sans bouger, le suivant de son arme.
"Et ces chevaux ont déjà trouvé preneur. Une dame de la ville doit venir les chercher demain.
- D'accord, Chino, pas de souci, fit Valcogne d'une voix doucereuse.
"C'est dommage, vraiment.
Un déclic presque imperceptible lui appris que Daniel, qui s'était placé derrière lui, avait très doucement dégainé son arme.

valcogne.over-blog.com 19/02/2015 19:32

Allons y, allons y ! c'était plus facile à dire qu'à faire. Vexé, comme souvent, pour des motifs incompréhensibles du commun des mortels, Fred, après avoir vidé tous ses chargeurs sur ses VRAIS ennemis se décida à les suivre non sans jurer comme un charretier. Il gueulait contre un dénommé Frank et évoquait les mânes de deux de ses meilleurs potes, Cheyenne et l' Harmonica, disparus de son existence depuis trop longtemps. Toujours conciliante, Val essayait de le consoler avec des mots doux:
" Alors, tu radines, on va pas y passer la nuit !" Elle ruisselait de sueur sous le soleil implacable et son foulard Parisien coloré, acheté au dernier relais, s'imbibait joyeusement, fonçant élégamment sur son cou gracile. Daniel avait prit les devants, suivi de Marc, Seb, le plus jeune, Lemmy, qui chantait " Born to be wilde", au grand désespoir de Valcogne qui demandait un peu plus de discrétion. Son Pinto ayant juste eut le temps de boire et se restaurer, Evy chevauchait prudemment en évitant les rochers trop aigus et les buissons de mesquites. La direction était simple: droit devant au Sud Est. A l'horizon, derrière un mur de chaleur porteur de mirages, se dessinaient les montagnes où ils accéderaient à un village Pueblo. Là Valcogne se faisait fort de retrouver son vieux pote de galère " Luke la main leste"...car, connaissant l'affection des autres pour les étrangers il s'était bien gardé de leur confier de qui il s'agissait...

evy 19/02/2015 18:40

Valcogne, de son côté, réfléchissait. Il n'allait pas se faire capturer maintenant, et qui plus est par une nana, si prêt du but. Il connaissait la fille qui arrivait, il l'avait déjà vue. Puis la mémoire lui revint et un rictus dévoila ses dents.
- C'est la nana qui accompagnait cet imbécile muet qui voulait faire un duel avec moi et que j'ai abattu dans la neige... souffla-t-il.
Daniel ricana mais Val le fit taire.
- Ah, t'as tué Ron, Valcogne ? J'savais pas... fit-elle, nerveuse.
Dans la gare, après les effusions autour d'Evy, chacun avait repris son poste. Les gars autour de Fred commençaient à s'agiter en voyant la bande passer quasiment sous leur nez.
- Je peux les avoir, chef !! caqueta Lemmy, en épaulant un fusil.
C'est alors que Fred remarqua l'arme excessivement brillante de son co-équipier.
- Pas maintenant ! Baisse ton arme, tu brilles comme un miroir de bordel ! Grinça-t-il en abaissant le canon de son arme.
Alerté, Valcogne fit un signe en voyant l'éclair de lumière sur l'arme argentée. De suite Val et Daniel se figèrent derrière lui.
- On file ! Cria Valcogne. Let's go !!
Dans la gare, Fred hurla de rage en voyant la bande lui échapper.
- Bande d'imbéciles ! Hurla-t-il. Tout ça pour une nana ! Son arrivée vous a déconcentrés !!
Il fulminait.
- Et maintenant, où va-t-on ? Osa demander Daniel à son chef, alors qu'ils chevauchaient à bride abattue.
- Agua Verde ! Répondit-celui-ci dans un souffle.
- Ah non ! Pas question qu'on aille à Agua Verde, grogna Daniel. L'autre général de pacotille qui sévit là-bas est un fou-furieux. J'ai même entendu dire qu'il avait torturé un jeune révolutionnaire en le trainant derrière sa voiture, avant de l'égorger comme une bête en riant.
- Écoutez, c'est moi le chef de cette bande, d'accord ? cria Valcogne. On fera comme j'ai dit. On m'a parlé d'un gars qui vit à l'écart pas loin de la frontière. Il est à moitié indien, donc les gars du village n'osent pas trop s'y frotter. Et c'est un éleveur de chevaux. On va aller se pointer chez lui le temps que ça se calme. Personne n'ira nous chercher là-bas.
- Mouais... fit Val. Et s'il fait des histoires, ton demi-indien ?
- Hé bien, on fera de sorte qu'il n'en fasse plus, fit Valcogne avec un grand sourire. Et au moins on pourra récupérer des chevaux frais ! Let's go !

valcogne.over-blog.com 19/02/2015 17:29

BRAVO !
Il advint qu'à leur grande surprise, avant d'attaquer et alors qu'ils attendaient aussi une équipe de Mescaleros et de louches individus recrutés par leur ennemi commun, Bridge "Censure" Holler, ils virent, venant du désert, buvant nonchalamment un peu d'eau à sa gourde marquée des armes de la cavalerie bleue, une silhouette familière, fine et élancée, menant d'une main sûre un Pinto harassé mais obéissant. Comme la femme, car c'en était bien une, approchait encore, ils apprécièrent la selle mexicaine aux décors d'argent, le long manteau brun couvrant des bottes impeccables malgré la poussière et l'abondante chevelure auburn coulant délicatement sur ses épaules sous le Stetson de prix. Elle portait dans ses fontes une Winfield de précision et Daniel broncha un peu au vu du Buntlied à long canon négligemment porté à la manière du colonel Mortimer.
" Non inquietares !" enjoignit Marc " Younger " Provencher, " C'est Evy " Sand Viper " en personne! Que le ciel me patafiole si la dernière fois que je l'ai croisée elle ne réglait pas son compte à ce vieux Billy deux doigts à Abilène. Faut croire qu'elle s'en est tiré."
" J'croyais qu'cétait une légende!" observa Fred en crachant un jet de chique sur les planches mal équarries tout en surveillant la progression des premiers malfrats.
" Le bon dieu t'as donné des yeux pour t'en servir et croire comme saint Thomas " ironisa Val qui gueula à plein poumons:
"Oh, Evy, tu viens nous donner un coup de main! Génial. On ne sera pas de trop et tu es la bienvenue, même si tu m'as piqué cet imbécile de Ron à San Juanito, de toute façon, il valait pas un clou rouillé de fer à cheval et j'ai pas de rancune, ouais, pas de rancune".
Daniel et Lemmy, toujours aux aguets, se portèrent vers la nouvelle venue et l'aidèrent avec galanterie à descendre de cheval.
" Merci les gars. " dit elle. Elle les fixait d'un regard intense et Lemmy, impressionné par sa beauté singulière, baissa les yeux une seconde.
" Bon " ajouta Fred " Enchanté, mais tous à vos postes, ils sont tout près maintenant"
" A vos ordres, patron" éructa Valcogne entre deux bouffées de cigares de la Nouvelle Orléans et en souriant aux anges....

Evy 19/02/2015 15:59

En parlant de western, une petite clownerie dont tu es une des victimes.

Pour la énième fois l’homme épongea son front marqué, et retira son cache-poussière trempé de sueur. Il faisait une chaleur étouffante. L’éolienne, plantée à côté du tandis en rondins qui faisait office de gare, découpait inutilement l’air comme autant de tranches épaisses, dans un grincement monotone. L’homme soupira, passa encore une fois une main sur son visage buriné, et se retourna vers ses hommes affalés. A côté de lui, Marc Provencher jouait machinalement avec son révolver, et le cliquetis de l’arme lui portait sur les nerfs. Et ces fichues mouches… Il en chassa une rageusement du revers de la main, résista à la tentation de tirer dessus, et sortit de la vieille bicoque, faisant grincer le plancher du quai vermoulu sous ses pas. Ne pas s’énerver, ne pas devenir fou. Pas comme la fois il avait fini par tirer dans l’eau en hurlant, « j’ai tué la rivière », non… Dans la remise, à l’abri des regards, les chevaux épuisés n’essayaient même pas de relever la tête. A côté d’eux, les restes de la luxueuse diligence que cette tête de mule d’irlandais avait démoli à coup de dynamite, avant d’être tué par le chef des Yaquis à San Sebastian. Quel gâchis…. Un autre chasseur de prime, qui se faisait appeler Lemmy, dormait sur un tas de paille, près des chevaux. L’homme le regarda, haussa les épaules, et reparti à l’intérieur. L’attente n’en finissait pas et il commençait à croire qu’ils perdaient tous leur temps, lorsqu’un hennissement lointain le figea. D’un geste il secoua Seb. Lui-même se posta près de l’encadrement du guichet. Trois cavaliers venaient dans sa direction, longeant la voie ferrée où des enfants en cercle s’amusaient en riant à un jeu qu’il ne pouvait pas voir de sa cachette. L’homme sourit intérieurement. Des semaines qu’il faisait courir le bruit qu’un important transfert de fonds devait avoir lieu dans la ville voisine. Et voici qu’arrivait la visite qu’il attendait tant. Il arma d’un geste son fusil et fit un signe de tête à ses hommes. Il pouvait distinguer les cavaliers à présent. En tête, le fameux Valcogne, hiératique sur son cheval, ses yeux bleus plissés par le soleil. Il était vêtu comme sur les affiches, celles qui offraient 1000 dollars pour sa capture, de son inamovible poncho verdâtre, et fumait un cigarillo coincé entre les dents. Daniel, son second à la trompeuse allure débonnaire et joviale, chevauchait à ses côtés, vêtu d’un uniforme volé de sergent de l’armée américaine. Le dernier cavalier de la petite troupe était une femme. Vêtue d’un seul poncho qui cachait à peine ses formes, elle portait un lourd ceinturon autour de la taille. Les yeux de l’homme caché derrière le guichet s’arrondirent de surprise en reconnaissant Val. Lemmy glissa vers lui, faisant attention à ne pas faire craquer le plancher, et souffla :
– Qu’est-ce qu’on fait, Fred ?
Les yeux de l’homme avaient retrouvé leur dureté coutumière. Un grand sourire carnassier découvrit ses dents.
– Vamos a matar, companeros ! hurla Fred.

valcogne.over-blog.com 12/02/2015 08:34

Hopper apporte une vision personnelle et on en retrouve une trace dans ce film, pensons au tableau avec le jeune femme allongée dans une grande plaine avec une ferme au fond, à l'horizon. Ensuite on se réfère à des œuvres westerns d'époque. Bonne journée, Evy.

Evy 12/02/2015 00:54

Je le note ! J'adore Hopper, donc...

valcogne.over-blog.com 11/02/2015 21:49

Mon intuition, qui vaut ce qu'elle vaut, me dit, qu'en tant qu'Evy et femme, certaines thématiques devraient te toucher, maintenant, je ne suis pas devin, je peux me tromper... ce qui est sûr, par contre, c'est que tu retrouveras dans ce film des photos qui évoquent les grands maitres de peinture western 1870 et années 50 Américain , Hopper, entre autres.

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